En réalisant l’œuvre murale, en peinture acrylique sur enduit, Paul De Gobert a pour ainsi dire démoli le mur de la station Vandervelde sur 800 m² et l’a remplacé par ce qu’on pouvait voir sur le terrain foulé ou mieux encore par ce qui existait

      à l’origine, car la croissance de l’agglomération urbaine refoule sans cesse la nature.  C’est comme si le mur de la station

      avait été déchiré et que, par cette déchirure, apparaissait la nature en ce lieu clos.  Une nature à ras de terre, vue en

      perspective, dont le paysage, sous un ciel conquérant, occupe la plus grande part de l’image qui en est rendue. Une histoire
      vraie, donc, que Paul De Gobert déploie sur ces murs, avant que les voitures de métro ne disparaissent dans un tunnel.
       

      C’est le récit de sensations ressenties, comment doivent les ressentir les voyageurs, juste un peu au-dessus de ce monde souterrain.

       

      Extrait du journal "Métro" (26 mars 2001)